Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 18:59


Horaires et lieux des manifs dans toute la France : c'est ici.


Par Nakata
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 12:18
Ce soir, nous pouvons nous souvenir de la vision du monde pour laquelle nous avons un jour sauté le pas et adhéré à ce drôle de machin qu'est le parti socialiste.

Nous pouvons éteindre les mille soleils factices allumés par les bâtisseurs de cathédrales picto-charentaises, qui n'ont jamais assez de vitraux pour éblouir les foules et mieux les embrigader.

Nous pouvons nous choisir un premier secrétaire qui serait un leader d'émancipation.

Emancipation des femmes vis-à-vis de la société patriarcale : enfin, à la tête du premier parti d'opposition, une femme rationnelle, combattive, qui cherche à convaincre et non à séduire, pas une femme qui enfonce la moitié du genre humain dans les clichés essentialistes de la femme émotive par opposition à l'homme réfléchi. Pas une femme qui dit sentir les électeurs comme elle sent un enfant dans son ventre bref, qui réduit la femme au statut de mère. On a besoin d'une responsable politique qui ait les mêmes qualités, et les mêmes défauts, pas moins, que l'autre sexe. Il est là, le féminisme. Il est là, le véritable renouvellement de la société.

Emancipation vis-à-vis de l'obscurantisme religieux. Aubry vient d'un milieu catho de gauche, mais elle ne mélange pas la politique avec la foi. Malgré quelques erreurs à Lille, c'est une laïque, soutenue par de vrais républicains attachés à une laïcité de combat, comme Fabius, ou maintenant Hamon. Dans le même temps, son adversaire truffe ses discours de références... plus bibliques que jauressiennes.

Emancipation vis-à-vis de l'idéologie dominante. Royal voit l'hégémonie idéologique de la droite, et elle en conclut qu'il faut s'allier avec une partie de la droite au niveau national pour être majoritaire. Mais ça ne fera que renforcer la domination des idées de droite dans les têtes ! Quand on est de gauche, quand on est opposé à Sarkozy, comment choisir le camp de Royal, qui, souvent, ne s'oppose que sur la forme, et non sur le fond des réformes ? Je pense en particulier aux retraites, ou à l'université. Quand on est de gauche, quand on s'oppose à Sarkozy, comment choisir le camp de Valls, qui voudrait faire un bout de chemin avec l'actuelle majorité présidentielle ? Quand on est de gauche, on n'accepte pas les idées inacceptables, on les combat, et on cherche à convaincre les citoyens que les idéaux d'égalité, de solidarité, ne sont pas totalement ringards. Il faut porter la lutte sur le terrain économique et social, et ça, des deux dernières candidates, seule Aubry le fait vraiment. Il faut travailler à l'union de la gauche, de toute la gauche et rien que la gauche... et ça aussi, c'est Aubry qui le fait.

J'ai voté Hamon au premier tour. Parce qu'il portait un renouvellement, certes, mais surtout parce que c'est le candidat qui avait le mieux anticipé la crise et remis en cause le libéralisme qui nous y a mené. A mes camarades qui ont voté Hamon et qui pourraient être tentés de voter Royal pour une histoire de rénovation, de renouvellement, rappelez-vous de ma phrase introductive : quelle vision du monde sous-jacente à ce renouvellement ? Renouvellement par rapport à quoi ? Chez Aubry, il y a, certes, des vieux briscards du PS, les Fabius, les Jospin... Mais chez Royal, dernière la façade jeuniste, il y a qui ? Les barons locaux, les Collomb, les Menucci, les Frêche. Et avec eux, tous ceux qui ont collaboré pendant 10 ans à la majorité qui nous a mené à l'échec. Les Dray, les Rebsamen... Bref, ceux qui ont voté contre le peuple de gauche le 29 mai 2005. Souvenez-vous de vos luttes, de vos campagnes acharnées pour résister, à cet époque, au lynchage politico-médiatique. On nous traitait de populistes, de xénophobes... Et c'est Royal, et ses barons locaux, qu'il faudrait choisir ? Regardez son staff. Or, Aubry, ce n'est pas seulement Aubry, c'est aussi des militants qui se sont battus pour renverser cette direction du PS, au risque d'être en minorité. C'est Fabius. C'est Emmanuelli. C'est Hamon. C'est Hammadi. C'est Filoche. Allons-nous voter pour Royal, la candidate de la direction sortante, qui ne compte que des ouistes, alors qu'Aubry fait la synthèse du oui et du non ?

Aubry, sûr, ce ne sera pas le grand soir. Ce ne sera pas la renaissance du PS. Mais ce soir, ce n'est pas la renaissance du PS qui se joue, c'est sa survie. Ce soir, serons-nous encore des socialistes, ou les représentants d'un Modem bis ? La renaissance, elle devra se faire dans les 3 prochaines années, quand enfin le PS se sera remis au boulot sous la direction d'une vraie opposante à la droite, une femme ancrée à gauche, et avec Hamon à ses côté (elle veut l'inclure dans la direction du parti), ça peut encore se faire. Il n'est pas encore trop tard.

Mais pour ça, il faudrait que ceux qui, comme moi, ont voté Hamon, se reportent ce soir sur la moins pire des candidates, Martine Aubry.
Par Nakata
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 10:18
La soirée a été pleine de suspens, mais au bout du compte, voici les résultats :
Feurtet /Mignot : 43,91%
Meignen : 43,55%
Ramos/Boumedjane : 12,54%

C'est donc la gauche qui gèrera la ville, malgré la triangulaire provoquée par Ramos. Ajoutons à cela la défaite sans appel du sarkozysme au niveau national. Champagne !

Maintenant, il va falloir se remettre au boulot pour bâtir une ville encore plus solidaire et écologique, car il faut regagner la confiance d'une partie de la population qui, il faut le reconnaitre, a voté plus à droite que d'habitude.

Bravo à Alain Barrès et à Marc Soury,  excellents meneurs sans lesquels l'ancrage à gauche du PS local ne serait peut-être plus une réalité. J'adresse des félicitations toutes particulières à mes potes Sabah Milot et Salif Maiga, qui m'ont chaleureusement acueilli au sein de la gauche blanc-mesniloise, et qui feront leurs débuts comme conseillers municipaux dès cette semaine. Avec eux, pas de doute, la fraternité ne sera jamais absente des délibérations du conseil.

Et vive l'union de la gauche !
Par Nakata
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 14:12
Pour remettre les choses dans leur contexte, voici les résultats complets du premier tour avec les qualifiés en gras :
Bezzaouia (LCR) 4,31%
Feurtet (PCF-PS-Verts-LO) 34,91%
Mahi (PRG) 5,47%
Ramos (Modem et dissidents socialistes) 12,80%
Boulanger (divers droite) 7,78%
Legris (MoDem local en dissidence) 5,17%
Meignen (UMP) 29,56%

Et voilà le tract distribué cette semaine par l'UMP :

Image

Premier miracle, Meignen, si prompt à distribuer les étiquettes (d'une façon assez bizarre, vous allez le voir plus bas), a gommé toute mention à l'UMP qu'il représente.

Deuxième miracle, pour prouver que la droite est majoritaire, voilà que sont additionnées les tomates et les carottes : Meignen + Boulanger + Legris = on est les plus forts ! Pour Boulanger, admettons... Mais qu'en est-il d'Edwin Legris ? Je suis le premier à prétendre que le Modem est de droite ; il n'en représente pas moins une droite anti-sarkozyste, et le report de voix est loin d'être assuré. Surtout que le tract laisse entendre que Legris et Boulanger se sont ralliés à Meignen... Or, qu'apprend-on sur le blog d'Edwin ? Exactement le contraire, et le centriste en question ne mâche pas ses mots sur le culot du candidat UMP.

Troisième miracle : la liste Feurtet, qui représente pourtant l'ensemble de l'ex-gauche plurielle, est réduite d'un coup de baguette magique à l'appartenance politique de son leader. Alors même que le PS (Ségolène Royal en tête) a poussé le soutien à Feurtet jusqu'à exclure tous les socialistes qui se présenteraient contre lui. Ou comment jouer sur la peur des rouges...

Quatrième miracle : Ramos est qualifié de "socialiste", alors qu'il est exclu du PS et que le seul parti qui soutient sa liste est le Modem. Tout est fait pour installer la confusion dans l'esprit des électeurs socialistes, pour qu'ils se divisent entre la liste Ramos et la liste Feurtet. Certes, c'est la seule chance pour que Meignen sorte vainqueur de la triangulaire alors qu'il est minoritaire.

Passons rapidement sur l'étiquette "centriste" attribuée au PRG Mahi : admettons que le PRG local est effectivement plus au centre qu'à gauche, plus proche de Baylet que de Taubira.

La seule information exacte là-dedans, c'est que la LCR appelle effectivement à voter pour la liste de gauche plurielle.

Voilà l'honnêteté intellectuelle de ceux qui risquent de diriger la municipalité si les électeurs de gauche ne se mobilisent pas en faveur de la liste Feurtet...
Par Nakata
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 13:38
Dans les réactions à mon précédent article sur les élections à Blanc-Mesnil, mes chers contradicteurs de la liste Ramos-Boumedjane avaient prédit une débâcle pour le maire sortant et l'ouverture d'une "nouvelle ère", sous leur direction bien évidemment. Selon eux, les communistes n'étaient "plus aimés au Blanc-Mesnil". Je leur avais donné rendez-vous ici même après le scrutin pour commenter les résultats et voir si leurs prédictions se vérifiaient.

Résultat :
Liste Feurtet (PCF-PS-Verts-LO) : 34,91%
Liste Meignen (UMP) : 29,56%
Liste Ramos (Modem et ex-PS) : 12,80%

Les autres listes  étant sous les 10% fatidiques.

Conclusion : c'est raté pour le clan Ramos. Les électeurs de gauche ont massivement rejeté sa stratégie d'alliance avec une partie de la droite, et se sont mobilisés pour porter la liste d'union de la gauche en première position.  Le score de Feurtet est, certes, inférieur à celui de 2001, mais cette baisse n'est imputable qu'à une dispersion des voix de gauche dûe à la dissidence d'Alain Ramos.

Les anciens socialistes alliés au Modem vont donc devoir prendre une vraie décision politique, n'ayant plus aucune chance d'emporter la mairie : vont-ils se maintenir au risque de donner la mairie à l'UMP (Feurtet et en ballotage favorable, mais sait-on jamais, rien n'est jamais acquis par avance) ? Ou vont-ils faire un choix responsable, celui de se désister en faveur de la liste de gauche arrivée en tête ? On saura alors si les amis de Ramos sont vraiment les socialistes qu'ils prétendent être restés... ou simplement les alliés objectifs de la droite.

En attendant, j'appelle tous les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour pour faire barrage à la droite et pour enfoncer le clou, le message n'étant visiblement pas passé.
Par Nakata
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  • : Adhérent PS depuis 2005 mais militant de gauche avant tout, j'ai créé ce blog pour apporter ma contribution critique à la campagne de Ségolène Royal. Malgré la défaite de 2007, le combat continue !
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